chien ds la neige

Un vieux chien aux poils roux et blancs errait dans les rues dun village. Ses maîtres lavaient abandonné, car il devenait incontinent. Il sinquiétait : « Où vais-je dormir ce soir ? » et le besoin de manger se faisait sentir. Grâce à Dieu, le vieux chien navait pas froid, son pelage était épais et le mois de novembre de cette année se montrait assez clément mais la faim commençait à le tenailler !

Il croisa un enfant mordant dans un gros sandwich au pâté. Lestomac du canidé se tordit. Le
gamin sapprocha de lui, le caressa en lui disant : « ça te fait envie, hein ?! » et il lui donna la moitié de son casse-croûte.

Comme cette demie portion dhumain s’était montré si aimable et si charitable envers le vieux chien, celui-ci continua sa route un peu moins triste.

Peu avant la tombée de la nuit, il rencontra un autre enfant qui lui aussi, passa sa main sur ses poils, lui parla puis interrogea : « Tu nas plus de maître ? Tu vas coucher dehors ? » Le chien essaya de répondre à l’aide de son regard. Le gosse comprit et dit : « Suis-moi ! »

Ils arrivèrent devant une maison, y entrèrent tous les deux.

Les parents refusèrent l’hospitalité à lanimal ; le môme insista, pleura, supplia, si bien quon lui permit de linstaller dans le garage sur une couverture. Mais le lendemain il fallut repartir malgré les protestations de son protecteur. Les adultes navaient pas changé davis, ils ne voulaient pas de lui.

Le vieux chien reprit donc la route, mais très vite, il se retrouva nez à nez avec un groupe de quatre jeunes garçons et fillettes. Son cœur bondit de joie, car les petits dhommes étaient chaque fois source de bienfaits pour lui.

Effectivement, un le flatta, une autre lui causa, faisant les demandes et les réponses et tous de conclure :

— Il a besoin daide, adoptons-le !

— Moi dit le plus grand, je lhéberge dans un recoin du jardin, il y a encore la niche de notre chien disparu. Mes parents ne veulent plus danimaux mais ils ne viennent pas dans ce coin qui est devenu mon domaine, donc tu seras discret hein le chien ?!

— Moi je fournirai la nourriture, maman cuisine toujours trop

— Moi japporterai des couvertures pour quil ait bien chaud, on en a plein au grenier

— Et moi je lui achèterai des jouets avec mon argent de poche !

 

Ainsi fut fait et notre vieux chien coula des jours heureux, souvent entouré dun de ses petits amis. Il fut cajolé, brossé, ayant toujours à disposition de leau, des croquettes et parfois on lui apportait de la viande avec des légumes et du riz. Jamais il navait été aussi chouchouté mais malgré ces bons soins comme il était très âgé il séteignit dans la nuit du 24 décembre, sans souffrir.

Une fois mort il découvrit quil existait toujours dune autre façon et possédait des pouvoirs incroyables. Il décida alors, en reconnaissance envers les enfants, de revenir sur terre toutes les années à cette date et de leur offrir plein de cadeaux, en se transformant en vieux monsieur en habit rouge et blanc pour rappeler un peu son pelage.